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Le ministre des Transports : « On a fait en 7 ans ce que l’on n’a pas fait en 49 ans, en matière de route ! »

Le ministre de l’Equipement et des Transports, Mohamed Khouna était l’invité de l’émission « Gouvernement sur la balance » diffusée mercredi 3 mars 2016 sur le plateau de la télévision nationale. Entouré d’un staff entièrement masculin, le ministre a parlé durant deux heures d’horloge, de routes, de ports, d’aviation civile, d’aéroports, de transports.

Il a tenté de défendre l’acquis du gouvernement face aux critiques des usagers, transporteurs, voyageurs, travailleurs du secteur. Selon lui, « ce qui a été fait depuis 2009 en matière d’infrastructures routières, ne l’a pas été depuis l’indépendance du pays en 1960 ».

L’entrée en matière de l’émission, « un reportage sur l’état des routes, et sur les problèmes d’entretien, ainsi que les difficultés de l’entreprise qui en a la charge » a primé, aux yeux du ministre de l’Equipement et des Transports, Mohamed Ould khouna, sur la première question qui lui a été posée.

Le ministre était sur la « Balance du Peuple », dans sa première sortie en tant que premier responsable d’un département de l’Equipement et des Transports qui vient de lui être confié, à la faveur du dernier remaniement, le 15 février 2016.

En toute apparence, il a eu le temps de s’imprégner de son dossier, avant son grand oral. Et c’est certainement, en bon connaisseur de l’émission, devant laquelle il a défendu d’autres secteurs dont il eut la charge, notamment l’Emploi, le Pétrole, l’Energie et les Mines, qu’il s’est défendu. Il a tenu d’emblée à renier le visage assez sombre que l’élément ayant servi d’entrée en matière avait montré, l’image de routes défoncées, cabossées et ensablées.

D’où sa mise au point dans lequel il a invité son vis-à-vis, le journaliste Sidi Ould Nemine, mais aussi les téléspectateurs, à revenir en arrière et comparer l’état du réseau routier avant 2009 et après. Selon lui, « ce qui a été fait entre 2009 et 2016, l’Etat mauritanien ne l’a pas fait entre 1960, date de l’indépendance du pays et 2009 ».

La bagatelle de 18 milliards d’UM auraient été inscrits au budget 2016 pour les routes, selon Ould Khouna. Il a particulièrement démenti le tableau très sombre sur l’entretien routier ainsi que le visage sous lequel l’ENER (entreprise nationale d’entretien routier) a été présenté.

ENER et l’entretien routier

Pour lui, l’entretien routier était presqu’inexistant et l’ENER n’a jamais été aussi performante qu’au cours des sept dernières années. Seulement, reconnut-il, sa tâche est devenue plus complexe et sa zone d’intervention plus élargie eu égard à l’expansion du réseau routier, quelques 6.000 km.

Sur la situation des employés de l’ENER dont le mécontentement est quotidiennement abordé par les médias, il ne s’agit pas, selon lui, du personnel de l’entreprise. « Le personnel de l’ENER n’a aucun problème » dira-t-il.

Pour lui, les travailleurs dont la presse parle souvent ces derniers temps, font partie du personnel de sociétés privées avec lesquelles l’ENER contracte des marchés de prestation. « Le système du tâcheronnat n’existe plus, dira-t-il, et les employés des sociétés privées contractantes ne sont pas liés à l’ENER mais aux sociétés qui les ont recrutés et qui les payent ».

Le ministre a reconnu par ailleurs les nombreux retards constatés dans certains chantiers, tels que la route Atar-Tijikja, ensablée par endroit, la route Nouakchott-Rosso et la route Nouakchott-Boutilimit qui présentent des crevasses, la route Emel, notamment entre Kiffa et Tintane, avec des endroits trop surélevés, la route Kiffa-Kankossa et la route Kiffa-Boumdeid, encore à l’état de chantier.

Le ministre a mis ces retards dans la construction des routes sur le dos de l’hivernage et parfois l’éloignement des sites d’extraction des matériaux. « Mais nulle part, vous ne verrez un chantier en arrêt ! » lancera-t-il comme défi, nonobstant la pique du journaliste qui lui fit remarquer qu’entre Kiffa et Boumdeid, il n’y a en tout cas aucun engin en vue.

Les routes

Les populations regrettent cependant dans certains endroits le tracé des routes qui contournent parfois de grandes agglomérations au point de menacer leur existence, comme la route Zouerate-Atar qui risque de ne pas passer au milieu de Choum, ou encore la route Atar-Tijikja, notamment à Aoujeft.

Des tracés de contournement qui seraient dues selon Mohamed Ould khouna à l’exigüité des chemins qui traversent ces villes, si ce n’est pour des exigences techniques, comme c’est le cas selon lui à Amourj.

Ces mêmes retards qui affectent l’exécution des routes, les populations de R’Kiz semblent aussi en souffrir, eux qui ont exprimé leur impatience de voir les 37 Km qui les séparent de Mederdra s’achever. Pour Mohamed Khouna, la route Mederdra-R’Kiz s’achèvera en fin 2016, et le retard pris dans la construction de cette route, selon lui, est dû à l’éloignement du site d’extraction des matériaux situé à Boghé.

C’est la même impatience de la part des habitants de Maghama, lassés d’un enclavement de plus en plus pesant. Seulement, l’hivernage particulièrement riche dans cette région empêche encore la société chargée de la route de finir les 50 km qui la sépare de Kaédi, s’est-il défendu.

Mohamed Ould Khouna a insisté sur l’intérêt que le gouvernement porte aux routes, à cause de leur effet multiplicateur du développement économique et social, soulignant que ce n’est pas pour rien qu’il constitue l’un des programmes clés du président Mohamed Ould Abdel Aziz qui en a fait sa priorité.

D’où, dira-t-il, les 400 milliards d’UM que l’Etat mauritanien a investi dans les infrastructures routières, dont 3.300 km de routes créées depuis 2009, contre 2.700 avant cette date. Reste que les chantiers en cours ont largement dépassé leur délai de livraison.

Port

Dans le domaine des ports, le ministre de l’Equipement et des Transports n’a plus en charge que le Port autonome de Nouakchott, le Port de Nouadhibou dépendant désormais de la Zone Franche. Le port de Nouakchott avec une capacité de 4 millions de tonnes par an, avec des projections qui tablent sur 8 à 10 millions de tonnes, doit faire face à la concurrence du port de Dakar pour sa conquête de l’espace subsaharien, notamment le Mali.

Selon le ministre, le département a engagé de nombreuses études pour améliorer la performance de ses services. Cela aurait commencé par le recensement des dockers, fixé selon lui à 4.000 individus, au lieu des 7.000 préalablement recensés. Il a aussi évoqué la réorganisation de la manutention qui débouchera sur la création de sociétés privées qui auront en charge le recrutement de 75% du personnel portuaire, les 25% devant être recrutés par le port.

La qualité des outils de débarquement ainsi que le problème de stockage des marchandises constituent aussi d’autres défis auxquels le Port de Nouakchott est confronté et que le ministre s’est engagé à résoudre, non sans faire remarquer qu’il appartiendra aux sociétés privées d’acquérir ce matériel.

Interpellé sur le cas des Bacs de Rosso, le ministre qui n’a pas encore visité Rosso, a déclaré que les problèmes liés à la traversée entre Rosso Mauritanie et Rosso Sénégal pourraient être résolus par le Pont que les autorités des deux pays doivent finaliser incessamment.

Le Transport aérien

La flotte nationale est composée selon le ministre de 4 avions. C’est en 2012 que l’Etat a décidé, selon lui, de créer la Mauritania Airlines International (MAI), évoquant au passage le projet d’intégration régionale en cours pour la mise en place d’une compagnie aérienne commune aux 5 états du Sahel.

Selon lui, la MAI est à la recherche de nouveaux marchés régionaux avec une possibilité d’élargir la desserte nationale, jusque-là circonscrite à Nouadhibou et Zouerate.

Il a aussi mis en exergue l’importance des aéroports régionaux comme instrument de souveraineté, rappelant la rénovation quasi complète de l’aéroport de Nouadhibou et celui de Zouerate, mais aussi les aéroports de Néma et de Sélibaby, ainsi que l’aéroport militaire de Teyarett el-Wassaa qui pourrait servir de point de dégagement pour les appareils civils en difficulté.

La reprise des vols intérieurs, avec des appareils légers, ne dépend selon lui que de la demande, indiquant que les études dans ce cadre sont en cours.

Abordant le cas du nouvel aéroport Oum Tounsi qui devra remplacer l’actuel aéroport de Nouakchott, il dira que ce joyau national répond à toutes les normes de la navigation aérienne. Contrairement à la rumeur selon laquelle son inauguration devait avoir lieu le 25 novembre passé, le ministre fera remarquer qu’il n’en est rien. Selon lui, la date exacte de l’ouverture de l’aéroport Oum Tounsi est prévue le 28 juin 2016, évoquant les procédures d’homologation requises au préalables auprès de l’ASECNA.

Il a indiqué dans ce cadre que c’est le 28 avril prochain que la Mauritanie va déposer son dossier pour l’ouverture de l’aéroport, en tenant compte des deux mois de délai fixés par la règlementation internationale avant le début du trafic. Au préalable, le reste du matériel devra être placé, notamment l’IRC pour le guidage des avions ainsi que les balises, qui devront normalement s’achever selon lui d’ici fin mars.

Il s’agira ensuite, dira-t-il en substance, de choisir un gestionnaire, soulignant que l’appel d’offres international a été déjà lancé. Il appartiendra par la suite au gestionnaire d’indiquer s’il va s’occuper de la gestion de l’aéroport, de sa sous-traitance avec d’autres prestataires ou s’il va s’en tenir au simple rôle de conseiller en la matière.

Transport urbain et interurbain

Le plus grand problème auquel le ministère est confronté, selon Mohamed Ould Khouna est le secteur du transport routier. Le taux élevé des accidents, avec leurs lots de morts, de blessés et de dégâts matériel, constitue la plus grande préoccupation des usagers et des acteurs du secteur.

L’excès de vitesse, la surcharge à l’essieu, l’état vétuste du parc automobile et l’indiscipline des conducteurs, seraient les causes principales de ces drames. Mais l’Autorité de régulation des transports créée il y a quelques années reste au centre des critiques. Elle serait plus grippe-sou que régulatrice aux yeux des transporteurs qui se plaignent de ses taxes excessives.

Le ministre a reconnu la pagaille qui prévaut au niveau du transport routier, évoquant les réformes en cours pour y mettre de l’ordre, en particulier la construction de gares routières, les efforts en cours pour le contrôle des charges à l’essieu pour les gros porteurs et le contrôle des vitesses.

Il a aussi annoncé la création de plusieurs autoroutes à péage sur les axes Nouakchott-Boutilimit, Nouakchott-Nouadhibou et Nouakchott-Rosso. Un contrat de gré-à-gré aurait d’ailleurs été signé avec la MCE, pour l’autoroute Nouakchott-Boutilimit. Il s’agit selon lui d’une filiale de la société NAJAH qui a réalisé l’aéroport Oum Tounsi.

Seulement selon lui, rien ne sera possible sans le concours des citoyens, en termes de changement de comportement et de culture civique. Il reconnaît également l’absence de panneaux de signalisation à l’intérieur des villes comme sur les axes routiers.

Selon lui, Nouakchott a démesurément grandi, le parc automobile national aussi, avec 200.000 véhicules en circulation, auxquels s’ajoutent l’exigüité des routes et l’insuffisance de grandes avenues. Il pense que l’échangeur prévu au Carrefour Madrid, l’exploitation de l’ancien aéroport en centre urbain, et l’ouverture de nouvelles routes à Aïn Talh et à Soukouk pour relier l’université et l’aéroport au nord-est, contribuera à désengorger la circulation.

Il a cependant constaté une grande modernisation du transport routier, avec la naissance de plusieurs sociétés en rudes concurrences, ce qui selon lui à impacté sur le niveau des prix et la qualité des prestations.

Il a cependant regretté l’existence pléthorique d’agences et les mesures prises pour corser les conditions d’acquisition de la licence de transport. Désormais, dira-t-il, tous les véhicules de transport quitteront les mêmes gares et il ne sera plus question d’encombrement, comme on le voit aujourd’hui, chaque agence ayant son propre point de départ.

La réorganisation du secteur comportera aussi, selon le ministre, le passage aux documents biométriques, notant que le département s’attèle actuellement à sécuriser les cartes grises, en collaboration avec l’Office des titres sécurisés. Les taxis aussi selon seront organisés, notamment ceux affectés à l’aéroport Oum Tounsi, qui arboreront une couleur déterminée, avec numéro largement visible, et dotés de téléphone.

Quant à la société des transports publics, il avoue que le parc est vieillissant et a annoncé l’arrivée imminente de nouveaux bus pour régler le problème du transport à Nouakchott, notamment celui des étudiants.

Cheikh Aïdara

 

السيد محمدو أحمدو أمحيميد
وزير التجهيز والنقل

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